04/02/2007
L'ETOILE INTERNELLE ET L'ORDRE DU PARACLET
Les informations dont on peut disposer sur ces organisations sont à la fois partielles et partiales. Le chercheur rencontre, à son étude, des personnages ambigüs : René Guénon, Louis Charbonneau-Lassay (l'archéologue de Loudun), bien sûr, mais aussi l’écrivain Jean Tourniac, le Cardinal Tisserand (qui fut peut-être l’un des "Majors" (Grands-Maîtres) de l’Etoile Internelle). L’on y rencontre également un curieux Dominicain, le père Gorce, qui fut le collaborateur de Monseigneur Tisserand.
On a assisté récemment à une sorte de renaissance de l’Ordre du Paraclet, avec Henri Montaigu. Il existait, il y a encore peu de temps, certains liens sur Internet conduisant au site de « La Confrérie du Paraclet » :
http://www.geocities.com/Athens/7204/
La société d’éditions « La Place Royale » y fait également référence (Frédéric Luz), ainsi que plusieurs sites dédiés à Guénon. Des révélations intéressantes sur les relations de Guénon, Charbonneau-Lassay et l’Etoile Internelle y ont même figuré. Ce qui figure ci-après est issu d’autres sources...
L'Estoile Internelle [pour partie d’après J.-M. Saliège]
Louis Charbonneau-Lassay se trouva recueillir le dépôt d’une « société mystique », dont les origines remontent au 15e siècle : L’Estoile internelle. - Elle incorporera plus tard une autre société : La Fraternité des Chevaliers du divin Paraclet. Ainsi affirme-t-il dans Le Bestiaire du Christ : « J’aurai l’occasion de citer plusieurs fois dans la suite de cet ouvrage, l’un de ces groupements secrets du Moyen-Âge qui s’est conservé jusqu’à nous, L’Estoile internelle, lequel possède des archives très anciennes, notamment un recueil de symboles, datant de la fin du XVe siècle ; il m’a été exceptionnellement communiqué par ce groupe même, pour le présent travail, après la publication de plusieurs chapitres dans l’ancienne revue Regnabit ».
Cette société présentait, à l’époque où il en aura connaissance, dans les années 30, des documents suffisamment complets pour envisager la possibilité d’une initiation chrétienne : « J’ai été plusieurs fois obligé déjà, pour être sincère et moins incomplet, de faire allusion à ces groupements mystiques et secrets du Moyen-Âge peu connus, comme, par exemple, à la Fede Santa , dont Dante paraît avoir été l’un des chefs, et qui était « une sorte de tiers-ordre de filiation templière », certains, parmi ces groupements hermétiques étaient en parfait accord avec la plus strict orthodoxie, tout en détenant parfois pour eux des secrets séculaires étrangement troublants ; c’est le cas de l’Estoile Internelle qui n’a jamais compté plus de douze membres, et qui existe encore avec les manuscrits originaux du XVe siècle, de ses écrits constitutifs et de doctrine mystique ». René Guénon lui-même avait répondu « d’une manière favorable quant au caractère orthodoxe et sain de cette organisation », toutefois, la trace de cette organisation se perd rapidement après la mort de Louis Charbonneau-Lassay – et on sait que Guénon lui-même en conclura que les possibilités d’initiation chrétienne étaient désormais totalement exclues en Occident, du moins dans des conditions « habituelles et régulières ».
En fait, l’Etoile Internelle est une société ésotérique et chrétienne. Elle aurait été, en quelque sorte, l’ordre intérieur de la Société du Paraclet. Le "Major" (Grand-Maître) de l’Etoile Internelle semble connu du Vatican. Le pape aurait toujours nommé cardinal cet Imperator.
D’après le peu d’informations que l’on peut avoir, le culte privé pratiqué par les membres de l’Etoile Internelle ressemblait à celui des Pénitents, dont on sait à peu près ce qu’il y avait dans les chapelles privés (accessoires militaires, épées, lances....). Une liaison est possible avec la légende du Graal.
Le mystérieux Père Gorce
Mais, revenons au père Gorce (1898 - 1979), peu connu en dehors de certains milieux, car c’est un personnage qui mérite le détour : il fut d’abord officier d’artillerie, à la fois directeur de l’Observatoire de la Trappe et membre de la commission de la balistique au ministère de la Guerre. Il poursuivit son parcours au collège universitaire de Saulchoir (domicicain), où il passera onze années de son existence, d’abord comme novice, puis comme étudiant et enfin comme professeur de théologie. Il occupera une chaire de théologie à l’Institut catholique de Toulouse, puis il devint directeur de l’Institut de philosophie et d’histoire de Tunis pendant deux ans (1941 - 1942).
A cette époque, il s’intéressa aux fouilles archéologiques de Saint-Pierre de Rome et se brouilla avec sa hiérarchie à propos du tombeau de Saint Pierre qui, selon lui, n’existait pas sous la basilique vaticane.
Peu après, rentré en France, il devint membre de la Commission antijudéo-maçonnique, introduit Bernard Faÿ dont il avait fait la connaissance par Gueydan de Roussel, ancien secrétaire de ce dernier. Aidé par sa grande érudition, il y rencontra beaucoup de succès en clouant au pilori les « forces occultes » et les « tireurs de ficelle ».
Après la guerre, il quitta l’église catholique et devint curé de Saint-Imier en Suisse, après être devenu « Vieux-Catholique ».
Continuant sur son étrange lancée, le père Gorce se fit recevoir Franc-Maçon en 1950 dans une loge de Berne, dépendant de la Grande Loge Alpina. En 1968, il quitta la Suisse pour Avignon. Il était Chevalier Kadosch. Il s’affilia alors au Grand Orient de France (Loge « Sincère Union et Vrais Amis Réunis », d’Avignon et fut élevé au 33ème Degré. En fait, Gueydan de Courcel, secrétaire de Bernard Faÿ, qui avait introduit Gorce au sein de la Commission antijudéo-maçonnique », avait été pendant la guerre en contact avec le Très Illustre Frère Corneloup, et en liaison avec le Cardinal Verdier : sa mission était alors d’établir des contacts entre l’Eglise de France et les élémens de la Maçonnerie favorables à un rapprochement. Ceci explique peut-être celà...
23:25 Publié dans SOCIETES SECRETES | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : René Guénon, Louis Charbonneau-Lassay, père Gorce, Bernard Faÿ, Cardinal Tisserand, Jean Tourniac







Commentaires
Votre site est très intéressant et j'en profite afin de vous remercier de me citer.
Au sujet de Boudet, personne ne parlant le celte, il a bien été obligé d'user de l'anglais plus pratiqué. Il a donc inversé sciemment sa démonstration. Il est intéressant de noter qu'il avait enseigné cette langue au collège st Stanislas. Outre que son livre mentionne "l'agent, le feu céleste" ou "nous" il y a fort à parier qu'il avait identifié un métal jamais ou rarement évoqué dans les ouvrages: stanum: l'étain. De st (abréviation et ancien symbole chimique de l'étain) à stana (anagramme de Satan - voir Fulcanelli à propos du parvis de Notre Dame) à Stanislas, l'abbé n'eut pas trop d'efforts à faire. On pourrait rattacher à tout ceci Saint Nazaire (initiales Sn: ymbole actuel de l'étain) à qui l'église est dédiée. Ce Nazaire issu de nazir (consacré) ayant donné la problématique Nazareth. Le port de Saint-Nazaire était celui où faisaient relâche les navires transportant l'étain en Angleterre, ce métal "consacré" aux travaux du G.O. On peut réfléchir aussi sur le prénom (pseudonyme) de l'auteur de Parsifal: Wolfram minerai d'étain.
Quant aux auteurs ayant usé de la langue des oiseaux, la liste est fort longue d'Homère ou l'école "aveuglant" ses élèves et utilisant le "sel attique ou sel d'Athènes" la fine plaisanterie, en passant par James Barrie et son Peter Pan (la pierre universelle) Hugo, Nerval, M. Leblanc, G. Leroux, R. Roussel, G. Perec et j'en passe beaucoup.
Merci encore et si vous souhaitez correspondre ce sera avec plaisir...
Cordialement,
Richard Khaitzine
Écrit par : khaitzine | 10/06/2007
Répondre à ce commentaireVotre site est très intéressant et j'en profite afin de vous remercier de me citer.
Au sujet de Boudet, personne ne parlant le celte, il a bien été obligé d'user de l'anglais plus pratiqué. Il a donc inversé sciemment sa démonstration. Il est intéressant de noter qu'il avait enseigné cette langue au collège st Stanislas. Outre que son livre mentionne "l'agent, le feu céleste" ou "nous" il y a fort à parier qu'il avait identifié un métal jamais ou rarement évoqué dans les ouvrages: stanum: l'étain. De st (abréviation et ancien symbole chimique de l'étain) à stana (anagramme de Satan - voir Fulcanelli à propos du parvis de Notre Dame) à Stanislas, l'abbé n'eut pas trop d'efforts à faire. On pourrait rattacher à tout ceci Saint Nazaire (initiales Sn: ymbole actuel de l'étain) à qui l'église est dédiée. Ce Nazaire issu de nazir (consacré) ayant donné la problématique Nazareth. Le port de Saint-Nazaire était celui où faisaient relâche les navires transportant l'étain en Angleterre, ce métal "consacré" aux travaux du G.O. On peut réfléchir aussi sur le prénom (pseudonyme) de l'auteur de Parsifal: Wolfram minerai d'étain.
Quant aux auteurs ayant usé de la langue des oiseaux, la liste est fort longue d'Homère ou l'école "aveuglant" ses élèves et utilisant le "sel attique ou sel d'Athènes" la fine plaisanterie, en passant par James Barrie et son Peter Pan (la pierre universelle) Hugo, Nerval, M. Leblanc, G. Leroux, R. Roussel, G. Perec et j'en passe beaucoup.
Merci encore et si vous souhaitez correspondre ce sera avec plaisir...
Cordialement,
Richard Khaitzine
Écrit par : khaitzine | 10/06/2007
Répondre à ce commentaireBonjour Richard, et merci vraiment pour votre intervention.
C'est avec un plaisir toujours renouvelé que je lis vos études au sujet desquelles nous échangeons encore fréquemment avec Gauthier ("Artgauth") avec qui vous avez été en correspondance il y a quelques années...
Au grand plaisir de vous lire et, bien sûr, de vous rencontrer soit sur Paris, soit sur Etretat si vos pas vous y mènent un jour, ce dont je ne saurais douter...
Bien amicalement,
Salilus
Écrit par : Salilus | 27/07/2007
Répondre à ce commentaireCher Salilus,
J'ai pris connaissance de votre réponse par hasard, n'allant pas souvent sur le net.
Je ne sais si je passerai à Etretat, mais si vous venez à Paris, je dégagerai le temps nécessaire afin que nous puissions nous rencontrer. En effet, je voyage peu, l'écriture me laissant peu de disponibilités. Je viens d'achever une biographie, non conventionnelle de Jack London, à paraître.
Je vous engage à jeter un oeil sur les deux chapitres ajoutés à l'édition Dervy poche de "La langue des oiseaux". Je pense que vous serez intéressé par l'explication de la présence des "objets à air" dans l'oeuvre de Roussel et le parallèle entre la vue de ce dernier et les allées et venues rue de l'Assomption de Pérec...
Très amicalement
Richard
Écrit par : khaitzine | 28/07/2007
Répondre à ce commentaireBonjour Richard,
Je m'étais en son temps précipité sur l'édition originale de "La langue des oiseaux", mais je suivrai votre suggestion en reprenant les quelques notes que j'ai en archives sur Raymond Roussel : je m'étais, en particulier, intéressé aux 59 gravures dessinées par Zo sur les très précises indications de Roussel.
Sans parler de son intérêt tout particulier pour Jules Verne qui est aussi le mien...
Pour Etretat, ce n'est pas si loin de Paris et Maurice Leblanc n'aurait pu me contredire... D'autant que sa soeur ne me laisse nullement indifférente : savez-vous qu'elle fit partie d'une société secrète assez.. particulière, dirigée par un certain.. Gurdjieff ?
Amitiés et à bientôt (par mail et en privé, si vous préférez)
Salilus
Écrit par : Salilus | 29/07/2007
Répondre à ce commentaireCherSalilus,
Notre correspondance peut se poursuivre ainsi ou en privé au choix. J'avoue humblement que j'ignorais ce lien de Georgette Leblanc avec Gurdjieff. Mais je ne sais pas tout. Les dessins de Zo, ainsi que le disait le regretté Jean Ferry, auteur de deux études sur Raymond Roussel - dont celle incluant le "fronton virage" de Breton- ces dessins sont assez affligeants. Pourquoi 59 et pas 60 ou 58? J'avoue ne pas avoir la réponse. MAis je suis sûr qu'ils ont servi de canevas. Voir plus loin. D'autant que l'image de Saint-Louis à Damiette résonne curieusement quand on sait que le DrDoyen (devant qui Jobert fit sa première transmutation (les autres: Victorien Joncières auteur d'un opéra pour Emma CAlvé - Léon Champrenaud directeur du journal La voie, organe de la société Gnostique.
Concernant Verne. Il y a encore bien des questions sans réponses et j'ai passé moins de temps à analyser son oeuvre que celles de RR, JArry, Leblanc et Leroux. Toutefois Robur se montre très explicite.
1ere image dans un cercle barré d'un télescope Ce O rayé Roussel s'en est servi à sa manière. En outre, jetez un oeil sur la double liste des précurseurs de l'aviation. On y trouve un Jobert, sans prénom et un Bourcart... personnage intéressant. Déclaré incapable juridique par sa famille dont il voulait livrer l'entreprise à l'autogestion ouvrière. Il est l'auteur de "Esquissse du tout universel" sous le pseudonyme de Jacob. Des dessins du poêle de Wintherthur figurent dans le livre, dont la scène de pêche évoquée par Fulcanelli. A noter la description de la scène. Un pêcheur pêche un beau poisson. On peut s'en étonner, vu la taille minuscule de la prise. La formulation employée par Fulcanelli est identique. Le livre fut préfacé par Papus (2e édition). La première était préfacée par un certain HD, dont Bourcart fut le secrétaire... Henri Dunant, le fondateur de la Croix Rouge!
Ci après une note et un extrait de texte que je vais ajouter à la réédition du cours d'alchimie de Jobert.. Décidemment, cette époque fut un véritable creuset de talents.
. Madame Erlanger ne se contenta pas de recourir au cinéma en cette circonstance ; elle avait collaboré avec la réalisatrice Germaine Dulac. Née en 1882, au sein d’une famille d’industriels – les Saisset-Schneider – bien qu’homosexuelle, ce dont elle ne se cachait pas, Germaine Dulac se maria avec l’agronome socialiste Albert Dulac. En 1916, elle fonda une société de production, la DH Films avec Irène Hillel-Erlanger qui devint la scénariste de ses premiers films, dont La Belle Dame sans merci, en 1920. Une autre personnalité de l’époque, dont le nom a déjà été mentionné, s’intéressa beaucoup au septième art naissant : Pierre Lafitte ! Les lecteurs de Fulcanelli ne manqueront pas de rapprocher le nom de DH films du monogramme associant le roi Henri II et sa maîtresse Diane de Poitiers ou, sur un autre plan la lettre H symbole de l’Esprit et le double D, évoquant à la fois le Donum Dei et deux phases de la lune. De tout ceci Fulcanelli disserta habilement et non sans raisons. Nous conseillons également au lecteur de se procurer Le crime de Rouletabille de Gaston Leroux (livre de poche). Il aura la surprise d’y trouver associés, entre autres curiosités : Zo, Henri II, Diane de Poitiers et même des « poules poitrinaires » très rousséliennes, rencontrées, sous forme d’un coq – il est vrai – atteint d’un bacille très contagieux, au sein de Locus solus !
Puisque nous évoquons le Docteur Doyen et sa rencontre avec Alphonse Jobert, il n’est peut-être pas inutile de préciser ce qui suit. Le Dr Doyen fut le premier à utiliser le cinéma à des fins pédagogiques. Chirurgien très habile et en avance sur son époque, jalousé par ses collègues frileux et incompétents, il fut traîné dans la boue. Outre qu’il soignait le cancer de la face par électrocoagulation, il pratiqua une opération qui fit beaucoup de bruit : la séparation de deux fillettes indiennes reliées par le sternum (1898). Ces fillettes étaient exploitées comme phénomènes de foire par le cirque Barnum et Bailey. L’opération fut filmée par Jean Painlevé auquel on doit une photo, réalisée aux sels d’argent, d’hippocampe (1930), ainsi qu’un film sur le même sujet. Il était le fils de Paul Painlevé, père de l’aéronautique française et donc d’Air-France, dont le logo, baptisé la « crevette » était un hippocampe ailé ! À la suite de cette opération spectaculaire, Doyen eut quelques démêlés avec la justice. Il fut accusé de faire de cet acte chirurgical une opération commerciale. En réalité, il fut abusé par ses collaborateurs. En 1905, la justice le restitua dans ses droits. Le 15 mai 1906, le Docteur Doyen signa une convention avec George Henri Rogers, représentant en France de l’Urban Trading Company, société créée par Charles Durban. Les films du Docteur Doyen furent dorénavant entreposés et édités par la société de photographie Éclipse.
Doyen travailla aussi sur la balistique avec Gustave Eiffel. Outre l’Institut portant son nom, Doyen finança sur ses fonds privés une vingtaine de dispensaires. Franc-maçon, il avait des préoccupations sociales.
NB. Eiffel fut l'un des condamnés du Scandale de Panama avec Cotu et Charles de Lesseps.
Détail amusant... j'ai rencontré Emmanuelle de Lesseps qui publie un journal "New-âge". Elle ignore tout des relations de son ancêtre avec le milieu hermétique.
Bien amicalement
Richard
PS. J'ai trouvé deux documents établissant, l'un un lien entre le Mystère des Cathédrales et Disney, l'autre un lien entre Roussel et Edouard Dujardin... Nous aurons l'occasion d'en reparler. Que d'investigations encore à mener. Mais il faut compter avec le facteur chance, à moins qu'il ne s'agisse de synchronicité!
Écrit par : khaitzine | 29/07/2007
Répondre à ce commentaireBonsoir Richard et merci pour votre message...
Pourriez vous me contacter sur salilus76@gmail.com ? J'ai trouvé également des relations très intéressantes entre Fulcanelli et Disney, dans Blanche-Neige notamment, dont vous avez comme moi remarqué qu'elle avait un beau corps...
Je suis par ailleurs un amoureux inconditionnel de Georgette Leblanc, dont je connais bien la petite nièce... J'ai publié un article sur sa relation avec Maeterlinck dans un ouvrage paru récemment...
A vous lire (n'hésitez pas à venir me rendre visite sur mon autre site : http://touscesgens.hautetfort.com/ )
Amitiés
Salilus
Écrit par : Salilus | 30/07/2007
Répondre à ce commentaireAu sujet de G. Dulac et de ses rapports avec Irène Hillel-Erlanger, j'ai rédigé une note que vous trouverez ci-après
http://touscesgens.hautetfort.com/archive/2007/07/28/germaine-dulac.html
Un "mystère" que je n'ai pas élucidé : la dédicace d'Irène Hillel-Erlanger dans son "Voyage en kaléidoscope" à "L.B." dont Canseliet dit qu'il s'agirait de la "hcimiste" "Louise Barbe". Or, la 1ère femme du Dr Voronoff - que rencontra J. Champagne -, Marguerite, s'appelait effectivement Barbe de son nom de jeune fille, mais pas Louise... Elle était par contre très mêlée au milieu occultiste des années 20, puisqu'elle était un des dignitaire de la Golden Dawn de Paris... cf http://touscesgens.hautetfort.com/archive/2006/08/19/les-3-femmes-du-docteur-voronoff.html
Piste à poursuivre, donc, mais sur la seule affirmation de Canseliet...
Écrit par : Salilus | 30/07/2007
Répondre à ce commentaireEt bien tout ceci est vraiment passionnant! Je suis heureux de voir que M. Khaitzine n'a pas perdu sa passion pour tous ces sujets bien hermétique. Je me souviendrai toujours des merveilleux moments passés à découvrir le Paris alchimique lors des réunions Atlantis en 1996-97.
Salilus et moi avons beaucoup travaillé en suivant vos traces (Roussel, Vernes, Fulcanelli...).
A propos, Salilus, je viens de déménager une fois de plus (toujours en Oklahoma, mais différente maison et différent téléphone). Je suis toujours joignable sur gauthy@gmail.com mais j'habite maintenant dans la campagne, visité par les oiseaux mouches et les daims dans mon jardin...
Écrit par : Artgauth | 18/08/2007
Répondre à ce commentaireBonjour Artgauth...
C'est au lendemain même de mon retour de Prague (Ahhh la ruelle de l'Or et le vieux quartier juif chers à Meyrink - j'y ai relu "Le Golem" -) que je trouve ton message qui me rappelle de bien beaux moments de joie intellectuelle et spirituelle...
A la revoyure très prochaine, Vieux Frère...
Salilus
Écrit par : Salilus | 20/08/2007
Répondre à ce commentaireBonsoir à tous amis,
J'ai perdu le contact depuis plusieurs années et suis retombé sur cette page en recherchant des infos dans le moteur de recherche suite à une entrée en relation avec un descendant de Jean-JAcques Bourcart dit Jacob. Entre temps, j'ai également fait connaissance des descendants (côté maternel) de RAymond Roussel. Des gens charmants...
Concernant la dédicace d'Irène et en dépit de tout ce que colporte le milieu Canselien, il ne s'agit pas d'une dame, mais de Léon Bloy. Ceci m'a été confié, il y a longtemps par mes amis de la Table d'émeraude...
Amitiés
Richard
Écrit par : richard khaitzine | 26/09/2010
Répondre à ce commentaireBonsoir Richard,
Le temps me manque actuellement pour le partage de nos recherches communes sur Internet et ce n'est que maintenant que je lis ta réponse fort intéressante sur les mystérieuses initiales "L.B.". Voilà donc un pseudo-mystère levé ! Mais qui avait donc eu cette idée saugrenue d'aller chercher "Louise" Barbe qui ne correspondait à rien !
Il n'en reste pas moins que ce milieu des débuts du cinéma, du dadaïsme et du surréalisme me semble étroitement mêlé à l'"affaire" Fulcanelli. A ce sujet, sais-tu que le poème dont Aragon a avoué du bout des lèvres être l'auteur - je veux parler du "C.. d'Irène" était dédié, justement, à Irène Hillel-Erlanger ?
Écrit par : Salilus | 24/03/2011
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