11/12/2008

LE PAIN ET L'EAU

La symbolique du Cabinet de Réflexion m'a toujours particulièrement intéressé. Elle m'est apparue comme en rapport avec Saturne, la "force qui ramène les choses à l'essentiel nécéssaire", selon l'expression de l'astrologue Claire Santagostini.

La symbolique saturnienne me semble, en effet, transpirer de tous les symboles regroupés dans le Cabinet de Réflexion :
- la couleur noire
- le squelette (les os)
- les "sentences" au mur
- le cachot
- le sablier (attribut de Chronos-Saturne)
- la faux
- le miroir - qui induit l'introspection (les miroirs... réflechissent : cf Jean Cocteau)
- le Testament philosophique (entendre "philosophal")
- et, pour ce qui nous intéresse ici plus précisément, le pain et l'eau.

L'impétrant, au cours de l'Epreuve de la Terre, est donc invité à réfléchir sur sa condition et à rentrer en lui-même (notion de constriction, la Terre étant "sèche" et "froide", qualités qui sont celles de Saturne).

En fait, le "Cabinet de Réflexion" se révèle comme un véritable "réclusoir" rappelant les petites cellules du Moyen-Âge dans lesquelles s'enfermaient des femmes renonçant pour jamais au monde, l'emprisonnement physique permettant la plus grande liberté intérieure.

Ainsi, à l'image de ces "réclusoirs", le Cabinet de Réflexion met le Profane à même de méditer sur sa vie passée et sur le sens de sa démarche : pour ce faire, il doit ramener ses pensées à l'"essentiel nécessaire".

Ce ne sont pas seulement les symboles de la mort qui sont évoqués par le squelette, la faux et le sablier, mais bien ceux du Temps, Chronos, autrement dit Saturne. Le Profane ne meurt pas, puisque justement il y a du pain et de l'eau qui lui permettent de vivre, et je dirais même de sur-vivre. Le pain et l'eau sont le strict minimum qui lui est donné pour permettre au corps de subsister en le nourrissant par l'"essentiel nécessaire". Le corps n'étant plus alourdi (symboliquement) par une nourriture abondante, l'esprit est ainsi sublimé pour le mettre en état de méditation.

Commentaires

lhg

Écrit par : fieschi | 10/11/2011

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